La République islamique d’Iran fait pression sur ses joueuses de football
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Après avoir refusé début mars de chanter l’hymne national lors d’un match de football contre la Corée du Sud en Coupe d’Asie à Sydney, six joueuses iranienne ont obtenu l’asile et sont restées en Australie. Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, qualifiées de « traîtresses » dans leur pays, les joueuses font face aux menaces du régime en place.
Les agences de sécurité ont mis la pression sur les familles des joueuses en Iran, puis ont transmis les détails des menaces aux joueuses réfugiées via les membres de l’équipe nationale encore présents à Kuala Lumpur, afin de les faire revenir.
Les informations indiquent que la mère de Zahra Ghanbari, capitaine de l’équipe nationale féminine de football iranienne, a été convoquée par les renseignements du Corps des Gardiens de la révolution et que les détails de son interrogatoire et des menaces ont été transmis à la joueuse via certains membres de l’équipe nationale en Malaisie pour la faire revenir.
Les joueuses sont soumises à des pressions concernant les cautions importantes qu’elles ont laissées en Iran, la situation de leurs familles et leurs liens émotionnels, afin de les faire revenir sur leur décision. Ces actions se poursuivent alors que les membres de l’équipe nationale féminine de football iranienne restent en Malaisie, prêts à rentrer en Iran si les joueuses réfugiées renoncent à leur décision.